A propos
Contexte
Ici vous trouverez les repères qui structurent mon travail artistique et mes pratiques d’accompagnement : posture, pratiques professionnelles, cadre, parcours et formations.
A propos
Je déploie ma pratique dans un tressage entre création artistique, accompagnements et pédagogie. Sur scène comme dans les espaces d’écoute, je porte attention à ce qui se vit. Cette posture accueille particulièrement les personnes qui traversent des moments de vulnérabilité : deuils, bouleversements de vie, passages sensibles. Ancrées dans un parcours artistique et de nombreuses années de pratique, mes propositions permettent des expériences sensibles, le tissage de liens visibles et invisibles, et l’émergence d’une poésie du vivant.
Un espace de liberté.

Mon travail s’organise autour de la création de formes et d’espaces relationnels. Sur scène comme dans l’accompagnement, une attention particulière est portée au lien : lien aux spectateur·ices, aux partenaires de jeu, aux histoires vécues, aux traces visibles et invisibles. Le sensible est mon moteur. Un cadre exigeant permet d’en faire une force. Selon les contextes, je travaille depuis la création artistique, l’écriture au plateau, la rencontre avec les publics et l’accompagnement individuel et collectif.
Ma démarche se nourrit de plusieurs champs de pensée et d’expériences : théâtre participatif et théâtre de l’opprimé, éducation populaire, pensées féministes matérialistes et écoféministes, pratiques d’écoute inspirées de l’écoute centrée sur la personne et de la communication non violente. Elle s’ancre également dans des pratiques artistiques telles que l’écriture au plateau, l’écriture du réel, le travail vocal et corporel, la poésie, les contes et les imaginaires.

Les espaces que je propose reposent sur certains principes : accueil inconditionnel des vécus, liberté de parole et de silence, respect des rythmes de chacun·e et attention aux dynamiques de groupe. Une vigilance particulière est portée aux rapports de pouvoir et aux systèmes de domination qui peuvent traverser les situations. Personne n’est obligé de parler ni de se dévoiler. La confidentialité des échanges est respectée. Ce cadre, construit au fil de nombreuses années de pratique, permet que chaque expérience puisse être dite, entendue et reconnue
Ma pratique s’appuie sur une formation artistique académique et universitaire dans le champ du théâtre, complétée par des formations spécifiques autour de l’écoute, de l’accompagnement et de la prévention des violences. Elle se nourrit également d’expériences de vie qui ont profondément transformé mon rapport au corps, à la vulnérabilité et aux passages de l’existence, et qui continuent d’informer ma manière de créer et d’accompagner.

Je suis issue du milieu rural, élevée dans un environnement où l’accueil, le travail collectif et l’attention au vivant faisaient partie du quotidien. Très tôt, l’art devient pour moi un espace de transformation et de mise en forme de l’expérience.
Je suis diplômée d’une licence d’arts du spectacle, d’une licence professionnelle en médiation culturelle et de deux cycles d’orientation professionnelle en conservatoire.
Je termine ma formation au sein d’un centre dramatique régional avec mon premier engagement comme comédienne. Ces années me donnent une base solide : dramaturgie, travail de plateau, exigence du jeu et précision de l’adresse.
À l’université, la découverte du « théâtre de l’opprimé » est un choc fondateur. J’y découvre un théâtre qui ne s’adresse pas seulement aux artistes mais à celles et ceux qui cherchent à reprendre prise sur leur réalité, et j’entrevois ses capacités concrètes d’émancipation collective : le terreau de mon engagement artistique.
À partir de 2011, je travaille dans les arts de la rue auprès de collectifs et compagnies engagées. J’y écris mes premiers textes au contact direct du public, sur le bitume, dans des contextes souvent exigeants.
La création Les Dessous des Princesses (mixité choisie entre femmes) marque un tournant : un espace de parole et de corps entre femmes qui déplace profondément mon parcours artistique et personnel.
À la même époque, je crée L’Effet rouge à lèvres, spectacle et débat sur les stéréotypes de genre dans la publicité, en résidence dans un collège. Cette expérience fonde ma manière de travailler : une écriture en allers-retours entre création artistique et rencontre avec les publics.
Des expériences de vie majeures ont transformé mon regard sur le corps, la vulnérabilité et les rapports de pouvoir.
Devenir mère d’une fille, puis traverser un cancer du sein, ont profondément déplacé ma relation au corps — physique, émotionnel et social. Ces bouleversements ont transformé ma manière de créer, d’écouter et d’accompagner. Ils ont aussi déplacé ma relation à la langue : la possibilité de dire, de nommer ce qui traverse, et le droit au langage.
Une question devient centrale :
comment créer des espaces où l’on peut exister pleinement — dans sa force comme dans sa fragilité ?
À partir de là, je me forme plus explicitement à l’accompagnement et à la prévention des violences.
Accompagnement et périnatalité
Prévention des violences
Ces formations viennent structurer et encadrer ce que la pratique artistique avait déjà amorcé : une écoute exigeante, un travail collectif horizontal et une attention aux sujets sensibles.
Depuis 2019, l’association Goûter la consoude porte mes créations artistiques. La consoude est une plante médicinale du bord des routes : ses racines profondes vont puiser dans la terre des éléments qu’elle fait remonter en surface, enrichissant le sol là où elle pousse. Cette image accompagne mon travail artistique : aller chercher en profondeur ce qui semblait sans valeur, faire remonter, transformer en matière vivante et fertile, et la partager.
Mes accompagnements s’inscrivent dans le cadre de mon entreprise individuelle.